MACHINE PROJECT

Machine, (2014-2017)

Archives vidéos 00:03:07s
Machine à coudre, tissu, acier, bois, tube pvc, batterie, moteurs essuie glace.

Machine est un projet de détournement d’une machine à coudre en « Machine à débâtir ». La machine à coudre comme outil de production, est investie d’un nouvel usage par le biais du détournement de sa fonction initiale donnant lieu durant sa conception à l’apprentissage d’un nouveau savoir-faire.

L’intention de contrer la panne est déclencheur du processus de création. L’outil utilisé est déterminé par sa proximité dans l’environnement du concepteur, principal outillage de son hobby couture.

L’analyse et l’expérimentation relatives au temps du développement technique de l’objet s’accompagnent de l’acquisition de compétences et de connaissances nouvelles, au-delà de l’usage connu, permettant de contrer l’obsolescence de l’objet, tout en dépassant les frontières de ses utilisations conditionnées.

Ce qui sous-tend le fait de produire, c’est le sens de cette production et l’objectif déterminant celle-ci. Ce qui est produit ici n’a aucune valeur de bien consommable, mais une valeur plastique et un constat de l’élaboration processuelle des aptitudes et compétences acquises durant la recherche et le développement d’un objet.

 


 

 

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Aiguilles, Tampons, dessins, (2016-2017)

Vue d’installation, Ecole Supérieure D’Art et Design Toulon Provence Méditerranée (ESADTPM) 210 x 60 cm.
Aiguilles en métal réalisées à la main, rectangle en mousse imbibés d’encres, notes et dessins papier Moleskine.

Les tampons d’encre convoquent les prémices de la recherche sur la réappropriation d’usage dans le cadre de Machine Project (2014-2016). Les premières interventions sur le mode opératoire de la machine à coudre sont des tentatives de détournement de la fonction de couture par le développement d’une fonction de tracés à l’encre. Les Aiguilles réalisées au fur et à mesure, matérialisent les étapes successives d’élaboration de l’outil.


Dessins, (extrait), (2014-2017)
Extrait de notes et dessins de carnets de recherche Moleskine.

La prise de note est fondamentale dans le travail de recherche. Objet témoin du cheminement et des diversions d’une réflexion, le carnet de recherche accueille les traces écrites laissées par une pensée rhizomorphe.

La série Dessins, (2017) présente un répertoire d’une soixantaine de pages de notes, dessins, réflexions réalisés entre 2014 et 2017 récoltés à partir de carnets de recherches.

L’intervention plastique se fait dans un second temps par l’extraction de certaines pages des carnets, déployées dans l’espace, subissant une réorganisation faisant suite à une nouvelle cohérence.


cerveau

Cerveau, (2014)
Epreuve à l’encre, 75 x 61 cm

Tissu gabardine, encre de chine noire.

Détourner l’usage de la machine à coudre et les gestes de couture, élaborer des formes graphiques, apprendre à dessiner avec un nouvel outil. Répéter la gestuelle, exploiter les variables. Cerveau, (2014) est un dessin réalisé à l’aide d’une machine à coudre détournée en « machine à encre ».


140 variations

140 Variations, (2016)
Extrait d’archives vidéos
Robe en tissu synthétique, machine à coudre, encre de chine noire

Le détournement de la contrainte d’action permet d’exploiter les possibilités créatives et formelles suscitées par l’économie de l’objet. L’utilisation manuelle de l’outil « machine à encre », l’application d’un protocole répétitif d’enchaînement de mouvements induit que le motif imposé par une gestuelle chorégraphiée varie à chaque fois et présente une création toujours singulière.

La reproduction et l’interprétation humaine de normes gestuelles sont déterminées par la nature de celui qui exécute et par une pluralité de conditions propres au temps de l’exécution. L’automatisation que sous-entend l’enchaînement des mouvements est utilisée au sein de cette pratique comme force créative.

140 Variations, (2016) présente l’altération d’un support textile imposé, faisant usage de « machine à encre ». Chacune des 140 parcelles soumet l’intervention à un changement de réglage de l’outil et à une nouvelle chorégraphie de gestes.


 

Petits Usages de Grands Mouvements, (2017)

Extrait du manuel, 34 pages, format A4.

Petits Usages de Grands Mouvements, (2017) est un répertoire d’enchaînements de gestes possibles à exécuter à partir de quatre grandes directions.


[ AVANT ARRIERE GAUCHE DROITE ]

Inspiré par les gestes d’usages de la machine à coudre, le protocole ainsi détourné permet de créer une variété de tracés afin d’élargir son potentiel créatif et de solliciter une application pour une réappropriation du geste et de rendu.


 

lmp

LOOP MACHINE PROJECT, (2017)
Site internet, plateforme
Soundcloud

htps://soundcloud.com/loopmachineproject/

L’observation d’un objet de référence permet de déterminer quels sont ses potentiels, où il est possible d’intervenir, de faire évoluer une caractéristique, tout en tenant compte de la définition physique de l’outil de départ.


LOOP MACHINE PROJECT (2017) est un projet issu de l’observation du déplacement et d’une étude sonore d’une machine à coudre obsolète. Sa mobilité sollicitée par ses caractéristiques d’objet motorisé permit d’observer un phénomène rendant compte d’une multiplicité de motifs sonore venant être exploité par la collecte d’enregistrement. Dans un second temps, ces différents rendus sonores ont été isolés, mis en ligne en libre partage sur la plateforme musicale Soundcloud, donnant lieu à un appel à projet proposé pour une composition libre à partir de ces enregistrements.


 

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Electribe, (2017)
Vue d’installation, Ecole Supérieure D’Arts et Design Toulon Provence Méditerranée
120 x 30 x 21 cm
Electribe KORG SmkII, Support bois, haut-parleurs, câbles.

Solliciter l’apprentissage personnel d’autrui et interaction avec le visiteur par la proposition d’usage d’une Electribe KORG avec motifs sonore pré-enregistrés issus du projet LOOP MACHINE PROJECT afin de permettre la libre création par le live.